« On n'a pas toujours envie d'être.

Mais quand on n'est plus, on en crève.

Moi non plus, des fois, je n'ai pas envie d'être.

Mais si j'arrête d'être, ça me rend malade.

Parce que je n'ai pas choisi.

On ne choisit jamais. »


# Posté le lundi 14 septembre 2009 14:51

Modifié le lundi 14 septembre 2009 15:27

# Posté le lundi 14 septembre 2009 15:05

Modifié le lundi 14 septembre 2009 15:19






__________________________« On croit que les rêves sont faits pour être réalisés.



__________C'est le problème des rêves.




________________________________Les rêves sont faits pour être rêvés. »













# Posté le lundi 14 septembre 2009 14:55

Modifié le lundi 14 septembre 2009 15:38



« On pourrait s'imaginer que tout va bien. Parce que je me sens vivre et parce qu'il y a du soleil.

Mais tout au fond, là où ça se cache le mieux, je pars en vrille.

Et ça me plait.

Parce que tôt ou tard je m'en mordrais les doigts jusqu'au sang, je ris et oublie. »






# Posté le lundi 14 septembre 2009 14:54

Modifié le lundi 14 septembre 2009 15:26

« J'ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs
Je marche, sans trouver de bras qui me secourent,
Puisque je ris à peine aux enfants qui m'entourent,
Puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs ;

Puisqu'au printemps, quand Dieu met la nature en fête,
J'assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour ;
Puisque je suis à l'heure où l'homme fuit le jour,
Hélas ! et sent de tout la tristesse secrète ;

Puisque l'espoir serein dans mon âme est vaincu ;
Puisqu'en cette saison des parfums et des roses,
O ma fille ! j'aspire à l'ombre où tu reposes,
Puisque mon c½ur est mort, j'ai bien assez vécu.

Je n'ai pas refusé ma tache sur la terre.
Mon sillon ? Le voila. Ma gerbe ? La voici.
J'ai vécu souriant, toujours plus adouci,
Debout, mais incline du côté du mystère.

J'ai fait ce que j'ai pu ; j'ai servi, j'ai veillé,
Et j'ai vu bien souvent qu'on riait de ma peine.
Je me suis étonné d'être un objet de haine,
Ayant beaucoup souffert et beaucoup travaillé.

Dans ce bagne terrestre où ne s'ouvre aucune aile,
Sans me plaindre, saignant, et tombant sur les mains,
Morne, épuisé, raillé par les forçats humains,
J'ai porté mon chaînon de la chaîne éternelle.

Maintenant, mon regard ne s'ouvre qu'a demi ;
Je ne me tourne plus même quand on me nomme ;
Je suis plein de stupeur et d'ennui, comme un homme
Qui se lève avant l'aube et qui n'a pas dormi.

Je ne daigne plus même, en ma sombre paresse,
Répondre à l'envieux dont la bouche me nuit.
Ô Seigneur, ! ouvrez-moi les portes de la nuit,
Afin que je m'en aille et que je disparaisse. »




# Posté le jeudi 12 mars 2009 18:12

Modifié le lundi 14 septembre 2009 15:28

# Posté le mercredi 29 juillet 2009 19:13

Modifié le lundi 14 septembre 2009 14:49